Le retour aux sources

ReflectionsDurant les 8 dernières années, la série Driver a été un « laboratoire d'affection » pour le studio Reflections. Le fondateur et créateur du studio : Martin Edmonson avait à l'origine conçu Driver sur la base des films de course-poursuite des années '70 : Bullitt, French Connection, The Driver etc... et comme une extension à la série Destruction Derby.

Le développement de Driver à été long. Cela a été un projet ambitieux parce qu'ils étaient en train de réinventer plusieurs facettes de la technologie du gameplay classique. C'était le premier jeu à proposer une liberté totale dans un environnement extérieur. Il fallait entièrement créer un nouveau système de destruction de véhicules ainsi qu'un nouveau système d'intelligence artificielle. Driver était le premier jeu à proposer cette expérience de gameplay où l'on était chassé et traqué.

Il y avait aussi d'autre type d'innovation par exemple lorsque le joueur prenait connaissance de ses missions en utilisant le répondeur téléphonique.

Cependant dans Driver la seule chose qui a déçu à l'époque c'est l'histoire car les missions n'étaient pas toujours bien représentatives de cette dernières.

Les logos des jeux DriverAvec Driver 2 ils ont poussé au maximum les possibilités de la Playstation 1 car il y avait de nombreux éléments qu'ils souhaitaient encore intégrer dans le jeu. Quand ils ont permis aux joueurs de sortir de la voiture c'était dans le seul et unique but de lui donner le loisir de conduire n'importe quelle autre voiture du jeu. Le frame rate par exemple a été décevant car les outils de développement de la Playstation 1 étaient limités.

Une fois lancé sur Playstation 2 avec Stuntman, ils ont sorti le très discutable Driv3r.

Tous les points forts et les points faibles de Driver 3 ont été discutés, mais il est juste de dire que le jeu n'a pas répondu aux espérances. Ceci pour plusieurs raisons dont la principale est qu'ils ont eu « les yeux plus gros que le ventre ».

Intégrer le système d'animation des personnages était vraiment une expérience nouvelle pour l'équipe de développement. Avec Driver 3 ils ont introduit des armes et des missions à la troisième personne dans un environnement externe complètement libre. Cela a été un projet ambitieux.

A la fin du développement, ils ont réalisé un « post mortem » très détaillé des méthodes de production, du design jusqu'à la technologie. Ils ont lu toutes les reviews, les discussions sur les forums, et y ont intégré leur feedback afin de remettre la Franchise Driver sur les rails.

C'est ainsi qu'ils sont arrivés au concept de « DRIVER PARALLEL LINES ». Leurs premier objectif était de réparer tous les points faibles du précédent volet, puis de créer un jeu entièrement nouveau. Il était important de reprendre les bases du jeu en créant de nouveaux personnages, une nouvelle histoire, une nouvelle technologie tout en restant concentré sur ce que la franchise représentait le mieux : conduire.

C'est ainsi que le très célèbre et charismatique Tanner est, pour la première fois absent de la série.

Un nouveau systéme d'infractions

Dépaneuse dans Driver Parallel LinesJe vais vous expliquez brièvement les principales innovations apporté par Driver PL, en commençant par le nouveau systéme de gestion des infractions.

Vous avez maintenant à l'écran deux jauges d'infraction, elles correspondent toujours à votre taux de recherche, plus elles sont remplis, plus vous êtes recherché.

Votre infraction personnelle est maintenant détaché de l'infraction de votre véhicule,

en effet vous pouvez maintenant être vous même très recherché, mais ne pas vous faire remarquer en passant à côté d'un policier si votre véhicule est anonyme.

InGame avec infractionMais attention, il ne faut pas rester trop longtemps à proximité de la marrée-chaussé car ils peuvent désormais vous voir à travers les vitres de votre voiture, sauf si vous avez les vitres teinté ! D'où l'intérêt du tuning dont je vous parlerez plus tard.


Donc pour résumer, vous pouvez commettre toutes les infractions que vous voulez en voiture, sortir de la voiture recherché hors de vue de la police et vous serrez libre comme l'air.

Afin de faire baisser votre taux de recherche, vous pouvez faire maquiller un véhicule dans un de vos garages, ou vous faire oublier.

Le Tuning

Une voiture tuningAutre nouveauté de taille dans la série, le Tuning !

A travers vos différents garages, vous pourrez à loisir (et selon la thune que vous possédez) améliorer vos véhicules, quels qu'ils soient (Motos, utilitaires, voitures, tank !).

Plusieurs kits de carrosseries par véhicules (3 ou plus), possibilité de modifier la couleur générale, du capot, du par-chocs arrière, amélioration du moteur en 3 niveaux et ajout de nitro, amélioration de la tenue de route en 3 niveaux et amélioration des freins, pneus increvables et vitre pare-balles, vitres teintés, possibilité de maquiller et de réparer vos véhicules...

Bref cet aspect du jeu est très poussé, et il est assez jouissif de passer d'une petite citadine à un monstre de la route !

Après avoir bichonner vos voitures, n'ayez crainte de les démolir, de les noyer, des les abandonner. Si vous avez choisis l'option « Garder ce véhicule », quoi que vous en fassiez, Ray (le garagiste) s'occupera de ramener toutes vos épaves à bon port.

4 roues, 3 décennies, 2 époques, 1 driver

Image du présentDriver Parallel Lines est découpé en deux époques, les 70's et l'époque moderne. La carte, les immeubles, les enseignes des boutiques etc... tout change entre les 2 époques. Les voitures ne changent pas seulement par leurs apparences, mais également par leur conduite et leur performance. Les sensations sont différentes ; les voitures de 2006 sont plus nerveuses et plus subtiles à conduire. Toutes les musiques, les vêtements des personnages, leurs coiffures... sont différents. Vous pourrez voir comment les personnes que vous avez connues dans les 70's ont vieilli et ce qu'ils sont devenus pendant que vous étiez en prison.

Le comportement des policiers n'est pas le même en fonction de l'époque. En 2006 ils sont plus agressifs !

Une difficulté croissante

Au début du jeu, en 1978, le niveau de difficulté du jeu est faible, il y a peu de monde dans les rues, peu de voitures sur la route et il est donc facile de se rendre d'un point à un autres de l'immense ville. Les voitures sont aussi moins rapide et les armes font moins de dégâts.

Comparaison de la taille des villes

Au fur et à mesure de votre progression dans le scénario, le nombre de voitures, ainsi que les moyens mis en place par la police pour vous arrêter seront de plus en plus conséquent, une fois en 2006 s'ajoutera alors la vitesse des véhicules, qui combiné au trafic routier dense sera un vrai piège à éviter.

Le système de missions libres

Driver 4Chaque mission est une nouvelle façon d'approcher le thème de la conduite. Il y a un grand nombre de mini-jeux ou missions parallèles (plus de 100) tels que des courses poursuites infernales, des « street-races », des courses sur circuits etc... Les missions principales du scénario procurent toutes des sensations différentes ; les objectifs ne sont pas toujours les mêmes. Par exemple :

On vous proposera une variante des traditionnelles courses sur circuit : le gars pour qui vous travaillez vous demande de participer à une course poursuite en vous assurant que la voiture qu'il a désignée gagne. Vous commencerez donc la course, mais au lieu d'essayer de gagner vous même, votre objectif sera de démolir toutes les autres voitures excepté celle indiquée. La manière dont la mission se déroule est un mélange de chasse, de course et de « Destruction Derby ».

Camion dans Driver PLIl y a une mission dont l'objectif est simplement de gagner du cash grâce aux mini jeux, peu importe la manière.

Une autre mission vous propose de vous échapper en passant par les toits tout en effectuant d'immenses sauts d'immeuble en immeuble sur une moto.

Chaque mission est en fait un prétexte pour mettre le joueur dans la voiture, le faire conduire aussi vite que possible en défonçant le décor !

Vous êtes de plus entièrement libre, à chaque instant, de faire ce que vous voulez, vous pouvez arrêter une mission en plein milieu, faire des mini-jeux ou poursuivre la quête principale, le tous étant indiqué sur la carte.

Les étoiles jaunes

Les étoiles jaunes sont des objets qu'il faudra collectionner afin de débloquer des bonus, des nouveaux véhicules etc... Celles qui sont au-dessus des voitures (des fois cachées) dévoilent des mini jeux qui ne sont pas marqués sur la carte. Celles qui sont cachées dévoilent des jobs/contrats « one shot » à accomplir, comme par exemple récupérer un mec qui vient de braquer un magasin d'alcools.

Il y aura 150 étoiles dans le jeu (50 par île), a vous donc de toutes les retrouver !

D'autres bonus se débloqueront en fonction du nombre de kilomètres totale que vous aurez parcouru en voiture, mais chuuut !

Conclusion et impressions

logo de Driver PLAccompagné d'une B.O démentielle avec 80 titres d'anthologie : du funk au rap en passant par le rock underground (David Bowie, Public Enemy, Iggy Pop, the Temptations, Grandmaster Flash, Blondie, Suicide, Vox, Tribal Funk Stars...), d'une ambiance 70's soigné et d'un scénario en béton, le jeu vous scotchera dès les premières minutes de jeu.

Le manque de ralentissement, de clipping, de bug et l'impressionnante vitesse d'affichage vous feront très vite passer outre les graphismes moyens, certes plus beau qu'un GTA mais encore quelque peu alliasé sur PS2.

Aucun (ou très très peu entre les missions) temps de chargement une fois le jeu lancé, un gameplay entièrement revu et corrigé, un vrai plaisir de pilotage procuré par un moteur physique précis,

Driver Parallel Lines tient toutes ses promesses.

Dossier DRIVER Parallel Lines écrit par Mobman02 pour Driver-Dimension - Mars 2006.
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