Preview exclusive de Driver San Francisco

J'ai eu l'occasion de jouer à toute la première partie du jeu à Newcastle lors d'une journée de VIP organisé par Ubisoft le 22 juin 2011. Vous avez sous les yeux la première preview du jeu réalisé par un fan hardcore de la série ! Attention, risque de spoil élevé sur le début du jeu !

Une histoire de coma

Si vous êtes un lecteur assidu de Driver Dimension, vous le savez déjà. L'intégralité du jeu se déroule dans le coma de Tanner. En effet l'histoire débute par un accident entre Tanner et son némésis Jericho (voir la page sur les personnages de Driver SF). Je vous passe les détails sur l'accident mais je peux vous dire que ce n'est pas celui du trailer de l'année dernière.

Histoire Driver San Francisco

A partir de là, Tanner est aussi perdu que le joueur. On se voit sur un lit d’hôpital, mais on est frais et dispo dans notre Dodge Challenger. Toute la difficulté réside à faire "passer la pilule". Et c'est plutôt bien réussi, quelques minutes plus tard, l'histoire se met en place et tout semble beaucoup plus cohérent.

Les premières missions font office de tutoriel, comment utiliser le Shift, comment utiliser le turbo, le bélier... bref tous les petits pouvoirs que Tanner s'octroie dans son rêve.

Premier tour de roue

La voiture que l'on va le plus conduire est bien sûr la Dodge Challenger 1970 Hemi R/T jaune de Tanner, et c'est pas dommage ! Le son du moteur est lourd et puissant, la voiture se laisse piloter avec facilité mais il faut du doigter pour réussir un survirage efficace, et le freinage est lourd et instable : on est bien dans un Driver.
Bien que le traffic ne soit pas très dense (et aucune option n'est prévu pour l'intensifier triste), le choix du véhicule devient vite important lorsqu'il s'agit de slalomer entre les voitures. Les voitures de sport sont précises mais si vous frôlez de trop près un autre véhicule, votre trajectoire en sera fortement impactée. Inversement, une voiture lourde est plus dure à faire slalomer mais les erreurs et autres touchettes sont alors permises.

Car truck

On trouve toutes sortes de véhicule, de la Coccinelle à la Dodge en passant par des dépanneuses (fonctionnelles) et des camions. De nombreuses marques sont représentées, les quelques 130 véhicules seront donc composés de Dodges, de Mercedes, d'Audi, d'Aston Martin, de Ford... et un peu trop de camions de transport de voitures. La diversité des véhicules à l'écran est plutôt bonne, à part pour ce camion ;).

Ces voitures, vous pouvez toutes les acheter dans un des 10 garages que propose la ville (ces garages peuvent aussi être acquis). Une fois acheté, un véhicule est alors disponible dans n'importe lequel de vos garages. Vous ne pouvez pas entreposer un véhicule trouvé dans la rue par contre.

T'as ruiné la caisse !

Tout aussi important que le feeling des véhicules, leur destruction est un des aspects majeur du jeu. Le fait d'utiliser des voitures sous licences est encore une fois problématique, surtout quand on parle de détruire leurs voitures. Mais la team Reflections à fait du bon boulot et tous les véhicules du jeu ont leurs dégâts.

Comme on avait déjà pu le constater dans certaines vidéos de gameplay de ce dernier E3 2011, percuter un véhicule de face à pleine vitesse n'est pas éliminatoire. Mais l'aspect physique des véhicules s'en trouve joliment dégradé : rétroviseurs qui pendent, vitres fêlées / brisées, carrosserie éclatée...
Par contre même après de nombreux chocs, les performances du véhicule ne sont pas impactées. Vous ressentirez des ralentissement et des difficultés à tourner seulement dans les derniers instants de vie de votre véhicule - signe qu'il faut vite se Shifter ailleurs.

Lorsque votre moyen de transport est détruit, vous repasser simplement en mode "map" automatiquement. Mais rassurez-vous il est possible de réparer vos carrosses ! Pour cela il suffit de se rendre dans un de vos garages.

Les points de volonté

Comme je vous le disais, on peux acheter des véhicules et des garages. La monnaie d'échange du jeu est le point de volonté (WillPower en Anglais).

Ces points s'acquierent de différentes façons, via les challenges, les missions, mais aussi tout simplement grâce à une conduite "sportive" !
Rouler en contre-sens, faire des dépassements, des drifts, des burnouts, des sauts - plus votre conduite est impressionnante et plus vous aurez de points.

A noter que vous aurez besoin de ces points pour progresser dans l'histoire - d'où la nécessité de parfois faire des challenges hors scénario.

Explosion de la rétine ?

Oui.

Driver San Francisco

Le jeu n'est pas d'une beauté absolue, si on rentre dans les détails, qu'on s'arrête au bord de la route pour observer les arbres, les textures du trottoir, les passants, tout n'est pas rose. Mais ces détails sont comblés très vite. A commencer par la distance d'affichage, c'est simple, on voit l'horizon ! Il n'y a pas de flou pour cacher la ville au loin. N'importe quel building visible au loin peut être approché par la route. Cela participe au fait qu'on est très rarement perdu dans San Francisco. Tous les points de repère de la ville sont à l'écran et il devient très facile de retrouver son chemin contrairement à Driver 1 par exemple, attention photo souvenir :

Illustration de la distance d'affichage dans Driver 1

En plus de cette distance d'affichage sans clipping visible wow, la vitesse est aussi plutôt bien rendue. On atteint pas encore des sensation à la Burnout Paradise mais le fait que le jeu tourne à 60 images / seconde rend le tout beaucoup plus fluide et réactif (parce que cela signifie aussi que les instructions du joueurs sont lu 60 fois par seconde sur la manette !).
Enfin les véhicules sont certainement le point le plus important du jeu et ça se voit : les reflets, les chromes, les carrosseries - chaque véhicule fourmille de détails. Idem pour les intérieurs (vu du volant) qui sont tous très bien finis.

Pour en finir j'aimerais vous parler des cinématiques. Elles sont composées à la fois de séquences de jeu en temps réel et de scènes pré-calculés de toute beauté :

Cinématique de Driver SF

Réalisé avec le concours d'Ubisoft Vancouver, ces cinématiques interviennent à chaque moment clé de l'histoire, surtout lorsque les personnages sont impliqués. Et lorsqu'il s'agit de montrer des courses poursuite, le moteur du jeu prend le relais.

Le mode online pour de vrai

La dernière fois qu'on nous a promis un mode Online dans un Driver, c'était pour Driver Parallel Lines et ç'a à vite été annulé. Ici, une chose est sûr : ça ne sera pas le cas !

Le mode multijoueur de Driver San Francisco est en effet une de ces features majeures et Ubisoft compte bien soutenir le studio dans cette direction : on nous promet de grandes choses !
Sur les quelques modes disponible j'ai pu jouer au Tag (déjà présenté à l'E3) et je confirme le ressenti de la presse spécialisée : ça déchire.

Le Tag se joue à 4. Chaque partie commence par un mini jeu de qualification (qui avantage plus ou moins les joueurs en fonction de leur classement). Le but est d'être la voiture taggué, pour récupérer le tag il faut toucher la voiture qui le détient. Rien de plus simple. Mais quand on y ajoute le Shift, tout devient beaucoup plus amusant ! Une fois le tag en notre possession il faut se méfier d'absolument toutes les voitures composant la circulation ! Les joueurs que l'ont doit éviter peuvent se trouver instantanément dans n'importe laquelle. Cela rend la partie très tendue et le jeu d'autant plus fun.

De nombreux autres modes de jeu sont prévus et on aura surement l'occasion d'en reparler d'ici la sortie du jeu au mois le 1er septembre sur PS3, XBOX360, PC et Wii.

Pour conclure

Driver San Francisco n'est pas un Driver comme les autres. On quitte le monde réel pour se plonger dans un rêve de Tanner. Une fois ce concept assimilé, le Shift devient un mécanisme de jeu plutôt agréable. Il y a très peu de missions où l'on est effectivement obligé de l'utiliser, mais même en joueur hardcore l'option est intéressante (et Online elle devient absolument jouissive).
J'ai été agréablement surpris par les graphismes, le jeu en jette et est parfaitement fluide, pas une seule baisse de framerate, ni de chargement visible (testé sur PS3), là encore on s'éloigne de ce à quoi la série nous as habitué 0bigrazz.gif.
L'ambiance générale du jeu est bonne, le feeling passe bien, la musique (sous licence) est composée de titres groovy et bien dans l'esprit. Et l'histoire, entrecoupée de ces magnifiques cinématiques, n'est pas aussi bancale que nous aurions pu l'imaginer (à l'annonce du Shift l'année dernière, nous étions septique !).
Je peux dire sans trop me tromper que Driver: San Francisco va être un excellent Driver.

Damien Alexandre allias Mobman02, pour Driver-Dimension.com - Juin 2011.